La compagnie Kashyl reçoit le soutien de la Région Normandie, la DRAC Normandie, le Conseil Départemental du Calvados et la Ville de Caen.

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Crédits photos: ©Jérôme Brody/ ©Roselind Steven/ ©Ory Meuel Minie Mejias/ ©Agnès Mellon

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CHANCE,

SPACE & TIME

( 2016 )

Chance, Space & Time est une pièce pour trois corps dans l’espace, dont les vecteurs artistiques, (chorégraphie, musique et éclairage) seraient indépendants et complémentaires. Je souhaite ainsi m’emparer de deux principes de création primordiaux chez le compositeur-plasticien John Cage et le danseur-chorégraphe Merce Cunningham :

L’autonomie des champs artistiques : soit l’importance de la non-hiérarchisation des associations musique/danse/lumière (l’une n’est pas créée pour l’autre) mais plutôt l’affirmation d’une coexistence par le simple fait qu’elles sont découvertes simultanément par le public, créant ainsi des associations artistiques inhabituelles.

L’utilisation de systèmes de hasard : s’obliger à lâcher prise et tenter de créer un chaos organisé, se donner la possibilité de prendre des décisions non-subjectives, et questionner les différentes manières de composer la chorégraphie.

Ces principes guident la composition de cette pièce qui s’articule en trois parties : chacune contenant neuf cellules, elles-mêmes données à voir dans un nouvel ordre et proposées avec différents paramètres sonores (composition musicale volontairement hétéroclite) et lumineux. Il s’agit alors à travers cette construction d’offrir différents points de vue aux spectateurs.

Je n’ai aucunement l’intention de reprendre le vocabulaire chorégraphique de Merce Cunningham. Il est important pour moi de créer une matière propre à la pièce, en passant de mouvements simples et habituels à des représentations physiques plus élaborées de certains termes ou images.

Ashley Chen – chorégraphe

La chorégraphie a un nombre de sections, appelées partitions, établies au hasard au début de la pièce.

Chacune des partitions est établie avec plusieurs paramètres:

Actions / Espace / Orientation / Durée / Vitesse / Départ / Arrêt

Chaque paramètre a un dé qui lui est attribué. Ceux-ci sont ensuite lancés pour permettre de définir la partition de chaque cellule.

L’écriture du mouvement est travaillée au regard de 20 termes d’actions du quotidien comme battre, planer, signer, trembler, balancer... lesquels sont soumis à différentes notions de temporalités et d’espace. Ces contraintes construisent l’ensemble de la partition chorégraphique dont chaque danseur s’empare pour en livrer une interprétation personnelle.

Au delà du principe de variations infinies, tant dans la construction que dans l’interprétation, la répétition qui opère travaille la notion d’endurance, et transforme les corps pour les amener vers l’idée d’une sincérité du mouvement.

La composition musicale comporte aussi un nombre de sections établies. Utilisant les principes de composition de Cage, Pierre Le Bourgeois utilise des instruments acoustiques pour créer une atmosphère sonore propre à ses influences.

Scénographie et lumières

Tout comme la chorégraphie et la composition musicale, l’éclairage est en plusieurs sections. Eric Wurtz compose une série d’atmosphères lumineuses différentes, pour montrer l’importance de l’éclairage et donc sa capacité à changer la perception du spectateur sur ce qui est joué au plateau

Conception - chorégraphie Ashley Chen

Interprétation Ashley Chen, Philip Connaughton, Cheryl Therrien

Direction musicale Pierre Le Bourgeois

Création lumières Eric Wurtz

Création costumes Catherine Garnier

Production Compagnie Kashyl

 

PARTENARIATS

résidences de création

Micadanses

2angles / Relais culturel régional de Flers

Centre Chorégraphique National de Tours / Thomas Lebrun

résidence d’aide à l’écriture

Le Phare / Centre Chorégraphique National du Havre

accueil studio

Centre Chorégraphique National - Ballet de Lorraine

soutiens à la compagnie

Région Normandie

Département Calvados

Drac Normandie

Ville de Caen

Réseau

La compagnie Kashyl est soutenue par le Réseau Labaye

conditions techniques

+++ 3 interprètes

1 régisseur plateau / éclairagiste

1 chargé de production

Durée : 60 minutes

Avec Chance, Space & Time Ashley Chen électrise Le Triangle.

Neuf phrases chorégraphiques ont été écrites par les trois danseurs pour Chance, Space and Time, elles sont dansées trois fois dans un ordre déterminé par un jeu de dés. Le hasard régit l’écriture, c’est l’art de l’interprétation des danseurs qui équilibre les dynamiques de la pièce. Celle-ci commence dans le noir total. Elle débute avec la lumière, puis la musique prend place, et c’est seulement quand le spectateur les a intégrées comme on intègre un être, c’est seulement alors que les danseurs investissent à leur tour le plateau. Ils font vivre un sol qui tremble, qui semble se dérober, courent, se croisent, se rencontrent.

Unidivers.fr, Emmanuelle Paris Perrière, juin 2017

La proposition d’Ashley Chen, Chance, Space and Time a pour elle le goût du risque. En effet, le principe en est de s’inspirer des méthodes de collaboration de Cunningham et Cage, notamment sur le principe du jeu et de l’aléatoire. Philip Connaughton et Cheryl Therrien sont absolument renversants d’engagement et d’endurance, le principe de la pièce étant d’exploiter leurs limites physiques. Le lâcher-prise est totalement accepté et maîtrisé

Balleroomrevue.net, Aurélien Richard, septembre 2017

Chance, Space and Time, trois termes d’une partition en guise de clin d’oeil aux thèmes chers à Merce Cunningham. Le chorégraphe Ashley Chen et ses deux danseurs s’emparent de ses procédés d’écriture scénique pour faire s’entrechoquer les composantes gestuelles, lumineuses et sonores de la danse : une émulation salutaire où le mouvement éclate de l’association d’éléments disparates. Le résultat est expérimental à plus d’un titre, excessif quelquefois mais toujours réjouissant, porté par l’enthousiasme de ses interprètes et leurs tenues bariolées.

Au rock endiablé succède les accords profonds d’une contrebasse, les fragments musicaux eux aussi se succèdent sur un rythme effréné jusqu’à ce que parfois l’oreille sature d’être sans cesse sollicitée. La tension musicale s’apaise alors dans une relative ataraxie corporelle, sans doute le reflet d’un intense travail somatique qui donne à la pièce tout le lustre que cet audacieux projet mérite.

maculture.fr, Céline Gauthier, octobre 2016

dates

25 & 26 juin 2019 Festival Montpellier Danse

19 novembre 2016 Festival NeufNeuf

27 septembre 2016 Micadanses, Paris

9 juin 2016 Festival Agitato, Le Triangle, Rennes

28 avril 2016 CCN de Tours, Thomas Lebrun, Tours, Création

7 avril 2016 2angles, Relais Culturel Régional, Flers

15 janvier 2016 CCN Ballet de Lorraine

25 novembre 2015 Danse en Chantier, Salle Jacques Brel, Pantin