La compagnie Kashyl reçoit le soutien de la Région Normandie, la DRAC Normandie, le Conseil Départemental du Calvados et la Ville de Caen.

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Crédits photos: ©Jérôme Brody/ ©Roselind Steven/ ©Ory Meuel Minie Mejias/ ©Agnès Mellon

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ASHLEY CHEN

Ashley Chen fait ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris de 1994 à 1999. Après une création avec Thomas Duchâtelet, il s’envole en 2000 vers New-York pour intégrer la Merce Cunningham Dance Company. Il y reste quatre ans, participe à cinq créations et danse une dizaine de pièces du répertoire. Il revient ensuite en France et joint le Ballet de l’Opéra de Lyon, où il interprète des pièces des chorégraphes Christian Rizzo, Angelin Preljocaj, William Forsythe, Russel Maliphant, Mathilde Monnier et Trisha Brown.

En 2006, il quitte le Ballet pour sillonner l’Europe et les différentes collaborations. Il travaille avec John Scott et Liz Roche à Dublin, Michael Clark à Londres, Jean-Luc Ducourt et Michèle Ann de Mey à Bruxelles, Philippe Decouflé, Boris Charmatz, Mié Coquempot, Fabrice Dugied en France.

En 2002, Ashley Chen chorégraphie We’re all grown up now! à New-York. Un an après, il monte avec Marise la Lagrave I’m not a Gurrel!!, vidéo-danse filmée dans l’état de New-York. En 2008, il crée à Lyon avec le collectif Loge 22 I meant to move. En 2012, il fonde la compagnie Kashyl, dans le Calvados en Normandie. Il crée Habits/Habits en 2013, Whack !! en 2015 en collaboration avec Philip Connaughton, Chance, Space & Time en 2016, Unisson en 2018 et Rush en 2019. Il se penche sur sa prochaine création de groupe Distances (janvier 2021).

Ashley Chen has trained at the CNSMD in Paris. After one project with Thomas Duchâtelet, he joins the Merce Cunningham Dance Company in New-York in 2000. He moves back Europe, after four years to integrate the Lyon Opera Ballet where he performs works by William Forsyth, Trisha Brown, Philippe Decouflé, Christian Rizzo, Mathilde Monnier, Russel Maliphant and Ohad Naharin. In 2006, Ashley Chen decides to become a free-lance dancer and works with different choreographers throughout Europe, such as John Scott and Liz Roche in Ireland, Michael Clark in the U.K., Michele Ann de Mey and Jean-Luc Ducourt in Belgium, Philipe Decouflé and Boris Charmatz in France (still currant), he also works with Robert Swinston as performer and assistant on works by Cunningham.

In 2012 he established Compagnie Kashyl based in Normandy (France). He has a strong desire to investigate his individual creative process leading to significant and unconventional works. He has since created Habits/Habits (2012), Whack!! (2015, in collaboration with Philip Connaughton), Chance, Space & Time (2016), Unisson (2018) and Rush (2019). He is currently working on a group piece for 10 performers, Distances (January 2021).

 
 

DÉMARCHE

ARTISTIQUE

Ashley Chen fonde la compagnie Kashyl en 2012 dans le Calvados en Normandie. Après une carrière d’interprète hétéroclite, il a le désir de monter des pièces chorégraphiques originales et insolites où il peut se permettre une exploration profonde de la création scénique. Son intérêt chorégraphique n’est pas basé sur la composition harmonieuse de mouvements ni sur la narrativité des situations mais plus sur la manière dont le spectateur se retrouve plongé dans diverses atmosphères.

Il tend à expérimenter sur le réel des performances physiques où le danseur poursuit sa tâche avec conscience et détermination, exposant ainsi l’investissement brut et radical de l’interprète. Il pousse le corps du danseur à un engagement physique certain pour arriver à un stade d’épuisement où le mouvement se retrouve juste et éthéré.

Il se questionne ainsi sur divers sujets, comme la nécessité du danseur à répéter jusqu’à l’épuisement, la ténacité des interprètes dans leurs tâches dans Habits / Habits (2013), le besoin de l’homme à vouloir surpasser l’autre et l’absurdité de cette compétition dans Whack!! (2015), la manière d’influencer la vision du spectateur en changeant les vecteurs scéniques et en jouant sur le hasard dans Chance, Space & Time (2016), questionner la dimension sociale positive contenue dans les danses populaires à partir du travail sur l’énergie et le sens du « groupe », d’un collectif de danseurs, dans Unisson (2018).

Il démarre une nouvelle création Rush (2019), un duo avec Julien Monty fondé sur le concept de la course pour en dévoiler les états psychiques et physiques qui en découlent, l’urgence et le besoin d’avancer à tout prix. Il se penche sur sa prochaine création de groupe Distances (2021) afin d’entamer un travail sur les relations spatiales des interprètes, il est question d’espace vital, d’intrusion, d’éloignement et d’isolement, mais aussi de proximité, qu’est-ce qui est exposé lorsque les individus sont proches, trop proches, loin, trop loin. 

 

La compagnie Kashyl a présenté ses pièces à Paris (studio le Regard du Cygne, l’Etoile du Nord), à New-York (LaMama Experimental Theatre Club, Festival Danse : a French-American festival of Performances and Ideas), au Havre (Le Phare / CCN du Havre, Festival Pharenheit), en Irlande (Dublin, Cork, Carrick on Shannon, Limerick et Galway), à Tours (CCN de Tours, Soirées Spots), à Nantes (CCN de Nantes, Festival Trajectoires), à Lyon (Maison de la danse), à Marseille (KLAP), à Reims (Le Manège, Scène Nationale).

 

En novembre 2016, Kashyl a organisé la soirée Restricted Area au studio Le Regard du Cygne et a invité plusieurs artistes européens à montrer des extraits de leurs pièces pour ouvrir le public à différentes esthétiques chorégraphiques.

Trois spectacles de la compagnie Kashyl sont sélectionnés dans le cadre de la Charte d'aide à la diffusion signée par l’Onda, l’Agence culturelle Grand-Est, l’OARA Nouvelle Aquitaine, l’ODIA Normandie, Occitanie en scène et Spectacle vivant en Bretagne. A ce titre, l’accueil hors de Normandie des spectacles Unisson et Rush bénéficient de janvier 2020 à décembre 2021 du soutien à la diffusion de la Charte et le spectacle Distances (création 2020) bénéficie de novembre 2020 à juin 2021 de l’aide au préachat du dispositif.

 

COLLABORATEURS

ARTISTIQUES

Pierre Le Bourgeois / animaux vivants

compositeur - musicien

Arpentant les scènes depuis plus de 15 ans, le musicien Pierre Le Bourgeois est d’abord accompagnateur avec son violoncelle. S’affranchissant de toutes contraintes de genre et de style, il participe à des projets musicaux variés, allant de la chanson française au rock. Il prend part à plusieurs groupes et travaille avec de nombreux artistes comme Bertrand Belin, Nosfell, Alain Baschung, Daniel Darc... parfois comme simple intervenant, d’autres fois en tant qu’arrangeur ou compositeur.

Depuis 2010, il travaille sur les spectacles de Philippe Decouflé (danse contemporaine) où il participe à la composition et à l’interprétation de la musique.

En 2015, son groupe Animaux Vivants se produit une semaine à la Philharmonie à Paris pour le spectacle Wiebo, hommage à David Bowie, mis en scène par Philippe Decouflé. Il y assure la totalité de la direction musicale, accompagnant pour l’occasion les chanteuses Jeanne Added, Sophie Hunger et Jenny Beth.

Désormais compositeur et arrangeur, il travaille sur de nombreux spectacles de danse, de théâtre, d’images, notamment avec la compagnie Kashyl. Il compose Habits pour la pièce d’Ashley Chen Habits/Habits créée en 2013 et la musique de Chance, Space & Time, création 2016.

Il continue parallèlement une vie d’interprète avec différents groupes l’emmenant sur des scènes diverses en France ou à l’étranger (New-York, Rio, Tokyo...)

Eric Wurtz

créateur lumière

Après une activité de graphiste dans la presse et l’édition, Eric Wurtz s’oriente en 1983 vers l’éclairage scénique au sein du collectif de créateurs Lolita. Son approche singulière de la lumière l’amène à collaborer avec les chorégraphes parmi les plus novateurs de la danse contemporaine, comme Lucinda Childs, Régine Chopinot, François Chaignaud, Cecilia Bengolea, Philippe Decouflé et La Ribot ainsi que Mathilde Monnier sur l’essentiel de ses productions.

Dans le domaine théâtral et lyrique, Eric Wurtz travaille avec Maurice Bénichou, Philippe Genty ou encore Alain Maratrat.

À l’étranger, il crée des lumières pour Ahn Aessoon, Boyzie Cekwana, John Scott et Salia Sanou. À travers ces expériences, il participe aux évolutions qui font de la lumière un partenaire privilégié de la mise en scène.

Curieux de se confronter à des espaces différents, il conçoit les éclairages de plusieurs événements, notamment la cérémonie de clôture du cinquantenaire des débarquements de Normandie en 1994 à Caen, le Toki Shisui Giappone en 1995 et 96 à Naples, l’ouverture du championnat du monde de football, place de la Concorde à Paris en 1998 ou encore l’ouverture du Al Janadrya Festival à Ryad en 2001.

Il est lauréat en 1997 du programme "Nusantara", résidence d’artiste en Indonésie proposé par l’AFAA, Ministère des affaires étrangères, ce qui lui permet de développer un projet personnel avec la lumière comme médium.

Mai Ishiwata

danseuse interprète

Japonaise vivant en France, Mai Ishiwata a fait ses études au Conservatoire National Supérieur de Paris. Au terme de ses études, elle commence avec la compagnie les Passagers spécialisée dans les spectacles de rue et dans la danse verticale.

En 2011, elle rejoint en tant qu’interprète la compagnie Traction dirigée par Claire Durand-Drouhin dont les créations l’impliquent aux côtés de résidents de l’hôpital psychiatrique de Limoges. En 2014, Cécile Loyer – compagnie C.Loy l’invite à la création de Une pièce manquante. Depuis, elle participe à plusieurs projets avec son équipe jusqu’à aujourd’hui.

Parallèlement à ce parcours, elle rencontre le butô à travers Ko Murobushi et Carlotta Ikeda qui dirige la compagnie Ariadone qu’elle intègre en 2010. Actuellement, elle danse Utt, solo originellement chorégraphié par Ko Murobushi pour Carlotta Ikeda et collabore avec la compagnie Medulla – Naomi Mutoh et Laurent Paris sur leur nouvelle création Le grand luminaire.
Cette collaboration qui réunit trois générations différentes d’anciennes danseuses de la compagnie Ariadone, n’empêche pas Mai Ishiwata de rester impliquée auprès de chorégraphes contemporains tels que Philippe Ménard, Ashley Chen.

Konan Dayot

danseur interprète

Konan Dayot est un artiste nantais. Il s’est formé au conservatoire de Nantes en danse et en percussions, puis au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris en tant que danseur interprète, et au Centre National de la Danse de Lyon en pédagogie. Par la suite, il a dansé sur scène pour des chorégraphes tels que Thomas Lebrun (Cie Illico // Le baiser), Helge Letonja en Allemagne (Steptext Dance Project  // The Bog Forest , the Drift, The Desert, Porzellan, Zwei Giraffen Tanzen Tango), Thierry Smits en Belgique (Cie Thor // Cocktails), John Scott en Irlande (Irish Modern Dance Theater // Lear), Roberto Zappalà en Italie (Cie Zappalà Danza // I cantieri dell’ imagininario) .

Il est actuellement danseur interprète pour Olivia Grandville (Cie La Spirale de Caroline // Combat de Carnaval et Carême, Foules), Ashley Chen  (Cie Kashyl //  Unisson), et Boris Charmatz (Cie Terrain // 10000 gestes).

Magali Caillet Gajan

danseuse interprète

Après des débuts dans le cabaret et la télévision dans les années 80, Magali est interprète pour différentes compagnies contemporaines françaises, Angelin Preljocaj (Noces, Amer america), Christophe Haleb (La marche des vierges), Phillipe Decouflé(JO Albertville, Petites pièces montées, Shazam), Mathilde Monnier (Publique), Odile Duboc (Boléro), les carnets Bagouet(Meublé sommairement) et Boris Charmatz.

Après avoir dansé Levée des conflits de Boris Charmatz, Magali performe dans son projet 20 danseurs pour le 20ème siècle, Solo I’m what I’m et l’assiste pour 20 Danseurs pour le 20ème siècle à L’Opéra de Paris, Fous de danse, Danse de nuit, 10000 Gestes, et actuellement Infini sa dernière pièce.

Elle danse la re-création de Jours Etranges sous la direction de Catherine Legrand, également pour Ashley Chen dans Unisson, Assisted solo de Philip Connaugthon.

Magali collabore et assiste également avec les chorégraphes Olivia Granville, Maud Le Pladec, ainsi que la metteure en scène Myriam Marzouki  (Ce qui nous regarde 2016 et Que viennent les barbares 2019).